Vers un Dialogue Authentique: Briser l'Indifférence
L'indifférence tant des athées que des fanatiques envers les croyances d'autrui mine l'essence même du dialogue interconfessionnel, puisqu'elle prive la communication de la possibilité de s'appuyer sur la compréhension et le respect envers la personne de l'autre. Lorsqu'un individu – qu'il soit adepte de l'athéisme ou fervent partisan – ne tente pas de comprendre ou d'évaluer la foi d'autrui, il réduit la discussion à un affrontement d'idées, où l'idée supplante la personne réelle et une implication ralentie laisse place à la répétition mécaniste des dogmes établis.Par exemple, comme le souligne l'une des sources, "la tolérance n'est pas l'indifférence ni le désintérêt pour le bien et le mal, la tolérance est la vertu de l'amour de la liberté et de l'humanité, une attitude respectueuse envers les âmes humaines..." (source: lien txt). Cela signifie que le fanatique, en refusant de voir l'homme derrière la foi, se prive de la possibilité d'un dialogue constructif où le respect mutuel est la condition essentielle.D'autre part, il importe aussi de se questionner sur la disposition d'un individu à défendre sa foi – voire à sacrifier sa vie – sans toutefois recourir à la violence contre la liberté d'autrui. "
La question est la suivante : l'homme est-il prêt à mourir pour sa foi, ou bien est-il disposé, même au prix de sa propre vie, à tuer d'autres personnes pour cette cause ?Et c'est ici que le chrétien perçoit la frontière entre la capacité au sacrifice de soi et le fanatisme" (source: lien txt). Cette limite est cruciale, car le refus de la violence – et par conséquent de l'indifférence face aux convictions d'autrui – permet de maintenir un espace propice à la recherche d'un compromis, sans que les conflits ne s'intensifient.Enfin, le dialogue entre confessions exige la capacité d'établir "un lien vivant avec chaque personne, avec chaque représentant d'une tradition religieuse différente" (source: lien txt). Le mépris des croyances d'autrui, qu'il se manifeste par la condamnation des athées ou l'étroitesse d'esprit des fanatiques, conduit à la perte de cette dimension humaine indispensable qui permet de surmonter les divergences et d'enrichir la société d'une tradition spirituelle et culturelle commune.Ainsi, l'indifférence des athées et des fanatiques envers les croyances d'autrui constitue un obstacle majeur au dialogue interconfessionnel, puisqu'elle exclut toute possibilité de compréhension mutuelle et de coopération, facteurs essentiels à la construction d'une société fondée sur le respect et l'union humaine.Citations à l'appui :"la tolérance n'est pas l'indifférence ni le désintérêt pour le bien et le mal, la tolérance est la vertu de l'amour de la liberté et de l'humanité, un soin apporté aux âmes humaines, à leur chemin de vie toujours complexe et douloureux. Le fanatique ne voit pas l'homme et ne s'intéresse pas à lui, il ne voit que l'idée..." (source: lien txt)"La question est la suivante : l'homme est-il prêt à mourir pour sa foi, ou à tuer d'autres personnes à ce sujet, même au prix de sa propre vie ? Et c'est là que le chrétien distingue la limite entre la disposition au sacrifice de soi et le fanatisme. Pour le chrétien, l'idée même de violence envers la liberté d'autrui est inacceptable..." (source: lien txt)"Le chrétien doit être capable d'établir un lien vivant avec chaque personne, avec chaque représentant d'une tradition religieuse différente, et non pas éviter l'héritage du passé, ni se comporter comme ces athées qui, comme le disait Berdiaev, ont rejeté Dieu, mais ne trouvent pas la joie de la vérité. Quant au fanatisme, de son côté, il peut se transformer en une forme d'apostasie, voire de reniement de la foi, s'exprimant à travers ceux qui s'opposent à la liberté de conscience, plaçant l'idée au-dessus de l'homme..." (source: lien txt)