La dignité du serviteur divin
La désignation d'un croyant en tant qu'« esclave de Dieu » ne sous-entend pas l'humiliation ni une soumission totale dénuée de dignité, mais indique plutôt un service actif et une dévotion à la volonté du Christ. Autrement dit, le chrétien, appelé « esclave du Christ », est destiné à accomplir la volonté du Seigneur, œuvrant pour Son bien, et non à vivre comme la propriété sans visage d'un « maître », comme si toute la vie d'une personne lui appartenait entièrement, tel que décrit dans un sens plus étroit et négatif de l'esclavage.Ainsi, dans l'une des sources, il est expliqué : « Un esclave porte le nom de ce maître dont il est l’esclave. Ainsi, le chrétien est appelé esclave du Christ. Un esclave est nommé esclave d’un maître parce qu’il travaille pour lui, accomplit Sa volonté et lui est agréable. De même, le chrétien est appelé esclave du Christ parce qu’il travaille pour Lui, accomplit Sa volonté et Lui plaît. Le maître ne reconnaît pas comme fidèle son esclave qui n'exécute pas Sa volonté. » (source : lien txt)Par ailleurs, une autre source souligne que ce terme, dans la culture et la langue anciennes, revêtait un sens beaucoup plus large et neutre : « Pourquoi, dans le chant de l'Église, l'homme est-il appelé à bénir le Seigneur sous le titre d'esclave : ‘Bénissez, je vous prie, le Seigneur, tous ses esclaves’ ? Je pense que le débat se limite aux termes. Dans la langue slave, le mot « esclave » ne signifie pas ce qu’il signifiera après le servage en Russie. En grec, et dans toute l'ancienne culture, « esclave » est un terme générique désignant un serviteur sous toutes ses formes et à tous ses degrés, depuis l'esclave le plus humble jusqu'au majordome, qui a peut-être même plus de pouvoir que son maître, car il gouverne tout et a la main haute sur tout. » (source : lien txt)Ces explications montrent que qualifier le croyant d'« esclave de Dieu » met en lumière son rapport à Dieu en tant que serviteur dévoué, accomplissant Sa volonté, et non comme un objet de soumission totale sans possibilité d'affirmation personnelle. Cette compréhension encourage l'idée que le service constitue un chemin de développement spirituel où la personne ne perd pas son importance, mais, au contraire, trouve sa force dans un engagement volontaire et dévoué envers le principe suprême.