Traumatismes précoces et affirmation de soi
Les premières expériences traumatiques, selon plusieurs points de vue, influencent la formation de schémas de comportement durables à travers des processus inconscients profonds, dans lesquels les émotions et expériences refoulées continuent d'affecter activement la vie de l'individu.Selon Freud, comme le note une des sources, « les événements traumatiques et les expériences intenses qui leur sont associées ne disparaissent pas complètement de l'esprit, mais sont refoulés dans le domaine de l'inconscient, d'où ils exercent une influence active sur la psyché, se manifestant sous une forme déguisée (cryptée), notamment sous forme de symptômes névrotiques (par exemple, le lavage obsessionnel des mains, des peurs injustifiées, etc.) ». Ce mécanisme de refoulement et sa manifestation subséquente sous forme de symptômes névrotiques illustrent précisément comment les traumatismes refoulés continuent d'influencer le comportement humain, provoquant des conflits internes constants et une lutte entre sensations refoulées et normes morales.De plus, un autre point de vue souligne que l’expérience de l’enfance, lorsque l’enfant, ayant ressenti son autonomie, se bat pour le droit d’avoir son propre « moi », forme dès lors des schémas précoces de lutte intérieure. On insiste sur le fait que l’émergence du sentiment de responsabilité et le désir de défendre ses idéaux peuvent se transformer en traits de personnalité, incluant le besoin constant de contrôler ce qui se passe autour de soi et en soi-même. Ce conflit, enraciné dans l’enfance, peut par la suite conduire à un schéma de comportement durable, où le contrôle devient un moyen de compenser d’anciennes blessures émotionnelles.Ainsi, le refoulement et l'exclusion des expériences traumatiques, comme le décrit Freud, créent une base pour la formation de symptômes névrotiques, tout en engendrant une lutte intérieure entre impulsions refoulées et exigences d'un moi rationnel. Par ailleurs, la lutte infantile pour affirmer son « moi » et prendre le contrôle de sa propre vie se transforme en un mécanisme adaptatif, bien que souvent destructeur, visant à compenser de profonds conflits internes nés en réponse à une expérience traumatique.Citations de soutien :« Selon Freud, les événements traumatiques et les expériences intenses qui leur sont associées ne disparaissent pas complètement de l'esprit, mais sont refoulés dans le domaine de l'inconscient, d'où ils exercent une influence active sur la psyché, se manifestant sous une forme déguisée (cryptée), en particulier sous forme de symptômes névrotiques (par exemple, le lavage obsessionnel des mains, des peurs non fondées, etc.). Les symptômes névrotiques, dans ce cas, sont compris comme des phénomènes de compromis résultant de la confrontation entre les expériences et pulsions intenses refoulées dans le domaine de l'inconscient et les exigences de notre conscience, qui coïncident avec les normes morales généralement admises. De tels compromis, selon Freud, se manifestent également dans les rêves et les actes manqués (lapsus, erreurs, etc.). » (source: lien txt)« Quand l’enfant, ayant ressenti son autonomie, se bat pour la liberté de son propre « moi », cela se produit manifestement à partir d'un sentiment instinctif de responsabilité : quelque chose dans ce monde m’appartient, dépend de moi, j’ai le devoir d’agir, ne dérangez pas. Et l'audace de l'adolescence peut également s'expliquer par une recherche tendue de son propre idéal, de convictions pour lesquelles il vaut la peine de se battre et de souffrir. Nous venons tous de l'enfance, une expression trop connue et même galvaudée, dont peu s'intéressent réellement au sens : car en vérité, presque tous les problèmes commencent avec une blessure émotionnelle subie durant l'enfance. » (source: lien txt)