La métamorphose du Ramadan : de la discipline spirituelle à un rituel

La nature du problème indiqué réside dans le fait que, avec le temps, la signification et l’objectif du jeûne pendant le Ramadan ont considérablement évolué. À l’origine, le jeûne était conçu comme un moyen strict d’abstinence prolongée, destiné à favoriser le développement spirituel et à lutter contre les passions intérieures. Cependant, le texte souligne que ce noble objectif a progressivement cédé la place à une perception du jeûne davantage comme un rituel, voire une diète.

Ainsi, dans le premier extrait, il est d’abord expliqué qu’à l’origine, les musulmans jeûnaient de manière beaucoup plus austère (un jeûne d’un mois avec des restrictions sur certains types d’aliments). Mais après que Mahomet eut allégé cette pratique, le jeûne se résuma à une abstinence durant la journée. Ce changement démontre que l’intensité initiale de la lutte spirituelle a été quelque peu perdue – la version allégée ne présuppose plus le même effort pour combattre les passions (source : lien txt).

Un autre reflet de ce problème apparaît dans la description de la situation au Caire : l’image vive et extravagante du repas du soir, où les gens se précipitent avec enthousiasme sur la nourriture après l’abstinence diurne, témoigne du fait qu’au moment du repas, la fête se transforme souvent en une coutume de masse mettant en avant la joie simple de manger plutôt qu’une expérience spirituelle profonde (source : lien txt).

Enfin, l’auteur remarque clairement que cette approche du jeûne – le percevoir davantage comme un moyen de régime que comme une véritable lutte pour atteindre la perfection spirituelle – prend une teinte comique. En effet, le jeûne cesse de servir d’instrument pour vaincre ses propres passions, se réduisant ainsi à un acte symbolique de soumission (source : lien txt).

En somme, le problème soulevé dans le titre se résume à la perte du véritable sens spirituel du jeûne durant le Ramadan : d’une part, il devait servir de moyen pour combattre les faiblesses physiques et spirituelles, et d’autre part, il s’est transformé en un rituel léger, avec un accent social, voire spectaculaire, sur l’heure du repas. Cette contradiction constitue le thème central développé dans le texte.

Citations à l’appui :
« Le quatrième pilier – observer le jeûne du mois de Ramadan. Il est intéressant de noter qu’à l’origine, les musulmans de l’époque de Mahomet jeûnaient comme les chrétiens… Mais ensuite, Mahomet déclara que ce type de jeûne était trop dur, il reçut en conséquence la révélation de ne jeûner que pendant la journée… Et après cela, le repas festif commença immédiatement… » (source : lien txt)

« Bien entendu, pour moi, cela devenait quelque peu risible, car l’on aurait l’impression que le jeûne était utilisé comme une sorte de diète, et non comme un moyen de développement spirituel… Néanmoins, le jeûne n’est plus utilisé comme un outil pour lutter contre les passions. En général, le jeûne est plutôt considéré comme une forme de soumission à Allah, similaire à la prière, et non comme un moyen de combattre les passions. » (source : lien txt)

La métamorphose du Ramadan : de la discipline spirituelle à un rituel

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