La modernité entre technologie et spiritualité


Les technologies modernes exercent une influence considérable sur la manière dont la société perçoit les symboles et les pratiques religieuses, transformant les approches traditionnelles et créant de nouvelles normes pour appréhender le contenu spirituel. Dans un monde technologique, les individus sont habitués à des algorithmes préétablis et à des instructions pas à pas, ce qui contraste avec la profondeur et la complexité des pratiques religieuses traditionnelles.

Par exemple, l'une des sources souligne que les pratiques religieuses traditionnelles, telles que l'orthodoxie, n'offrent pas une « technologie toute prête » que l'on pourrait facilement proposer au « client ». Cela crée une situation où les technologies missionnaires, promettant des réponses rapides – « Comment accéder au Royaume de Dieu en cinq étapes » – deviennent plus attrayantes pour l'individu moderne, élevé dans une civilisation technologique en perpétuelle évolution.

Parallèlement, dans un contexte de sécularisation croissante, la société contemporaine en vient à percevoir les symboles religieux au prisme des normes rationnelles et juridiques. Dans ce cadre, les symboles religieux et la mention de Dieu dans les documents publics sont interprétés comme une forme potentielle de discrimination, compliquant davantage leur acceptation à l'ère numérique, où les idées d'égalité et l’interdiction des privilèges pour un quelconque groupe prédominent.

De plus, le succès de certains nouveaux courants religieux réside dans leur aspect technologique : la simplicité des formes et la clarté des instructions leur permettent de diffuser efficacement leurs idées. En revanche, les pratiques religieuses traditionnelles, imprégnées d’une certaine mystique et d’une complexité historique profonde, sont souvent perçues comme difficiles à assimiler par la personne moderne, habituée à un accès rapide et direct à l'information.

Ainsi, les technologies modernes contribuent à simplifier et à standardiser les pratiques religieuses, ce qui, d'une part, les rend plus accessibles et compréhensibles pour le grand public, et, d'autre part, entraîne une perte d'attractivité des formes traditionnelles et moins « technologiques » de symbolique et de pratiques religieuses dans un contexte d'échanges d'informations rapides et d'exigences strictes en matière de transparence et d'efficacité.

Citations à l'appui :

« Et dans une autre perspective, c'est précisément le manque d'adaptation de l'orthodoxie à « l'esprit du temps » qui pourrait la rendre plus attrayante. Prenons l'exemple du problème des technologies missionnaires. La civilisation moderne est technologique. Et l'individu élevé dans ce milieu recherche partout des technologies. «

Comment apprendre l'anglais en 20 leçons ?
», « Comment se débarrasser de l'ivresse en 5 séances ? », « Comment construire soi-même un cottage en un mois ? », « Comment accéder au Royaume de Dieu en cinq étapes ? ». Or, l'orthodoxie est non technologique. Contrairement aux sectes modernes, chez nous il n'existe pas de technologie toute prête à proposer au « client ». C'est pourquoi nous sommes désavantagés par rapport à ceux qui disposent de ces technologies. L'occultisme est très technologique : « Tu veux atteindre l'illumination ? – Voici ta mantra, voici ton gourou, voici ta posture ; vas-y et chante ! ». Le néoprotestantisme, lui aussi, est extrêmement technologique. « Tu acceptes le Christ comme Sauveur personnel ? Alléluia ! Tu es sauvé ! Signe ici et note la date ! ». Le néoprotestant se souvient de la manière dont il a été converti. » (source : lien txt)

« Le séculiarisme militant, qui prend rapidement de l'ampleur dans l'Europe d'aujourd'hui, est également une pseudo-religion dotée de ses dogmes inébranlables, de ses normes morales, de son culte et de sa symbolique. À l'instar du communisme russe du XXe siècle, il prétend détenir le monopole de la vision du monde et ne tolère aucune concurrence. C'est précisément pour cette raison que les dirigeants du séculiarisme réagissent vivement aux symboles religieux et frémissent à la simple évocation de Dieu. « S'il n'y avait pas de Dieu, il aurait fallu l'inventer », disait le deiste éclairé Voltaire, soulignant l'importance de la foi religieuse pour la santé morale de l'individu et de la société. « S'il y a Dieu, il faut en taire le nom », insistent les humanistes libéraux modernes, estimant que Dieu n'a pas sa place dans la sphère publique. Selon eux, la mention de Dieu dans les documents d'intérêt public, tout comme le port de symboles religieux dans les lieux publics, constitue une violation des droits des non-croyants et des agnostiques. Toutefois, on oublie que l'interdiction de mentionner Dieu et de porter des symboles religieux constitue une discrimination à l'égard des croyants, à qui l'on refuse le droit de pratiquer ouvertement leur religion. » (source : lien txt)

« — Alors, notre société est-elle païenne ou athée ? — Je suis convaincu que nous vivons parmi des païens. Un athée est une créature extrêmement rare, il serait temps de les inscrire dans le Livre Rouge. Même s'il est athée par rapport à la Bible, il ne l'est pas forcément en ce qui concerne les horoscopes, les calendriers orientaux et autres. — Selon vous, quel est le secret des nouveaux courants religieux ? — En partie, c'est le primitivisme. Ce qui est simple s'avère efficace dans le monde moderne. Pour les sectaires, former un prédicateur n'est pas une difficulté. Il a mémorisé la Bible et c'est parti pour chanter (avec ses « gusly »). Alors que l'orthodoxie, c'est toute une bibliothèque. Il faut connaître l'histoire de l'Église, notre liturgie, les œuvres des pères saints, la philosophie et l'histoire de la religion. La principale raison du succès de tous ces courants réside dans leur côté technologique. Dans l'orthodoxie subsiste une obscurité fondamentale, même pour nous-mêmes. Tout croyant orthodoxe, si on lui demande comment il est venu à l'Église, répondra : « Je ne sais pas, le Seigneur m'a conduit lui-même ». Il y a une part de mystère dans cet appel personnel. » (source : lien txt)

La modernité entre technologie et spiritualité

Comment apprendre l'anglais en 20 leçons ?

807806805804803802801800799798797796795794793792791790789788787786785784783782781780779778777776775774773772771770769768767766765764763762761760759758757756755754753752751750749748747746745744743742741740739738737736735734733732731730729728727726725724723722721720719718717716715714713712711710709708