Compte tenu des critères décrits dans la source (voir source_file: lien txt), déterminer si un groupe d’êtres est humain ne se limite pas à une simple ressemblance extérieure, mais dépend d’un ensemble de caractéristiques spirituelles et culturelles.
Dans un des extraits, il est expliqué qu’en rencontrant les populations indigènes d’Amérique, les Espagnols, en posant des questions sur leur foi et leur conception de l’au-delà, en sont venus à la conclusion que la présence de telles croyances témoignait de leur humanité :« Lorsqu’en Amérique les Espagnols et les Anglais rencontrèrent les Indiens à la peau rouge, ils ne comprirent pas immédiatement qui se trouvait devant eux : étaient-ils des humains ou non ?Les Espagnols appliquèrent la méthode adéquate : ils commencèrent à interroger les Indiens pour savoir s’ils croyaient en une Divinité et en une vie après la mort. Après s’être assurés que les Indiens adhéraient aux deux, les Espagnols les reconnurent comme humains et déployèrent tous leurs efforts afin de les convertir au christianisme. Les Anglais, quant à eux, se basant sur la différence physique évidente entre les Indiens et les Européens à la peau claire ainsi que sur l’hostilité des Indiens envers les étrangers, refusèrent de les reconnaître comme humains, ne cherchant pas à les convertir au christianisme et les pourchassèrent tel des animaux. » (source : lien txt)Un tel raisonnement démontre que l’appartenance à l’humanité n’était pas déterminée uniquement par des caractéristiques anthropométriques ou physiologiques. Par ailleurs, la même source souligne clairement que des êtres, bien qu’exhibant une ressemblance corporelle évidente avec les humains, peuvent ne pas être considérés comme tels si leurs qualités intérieures (par exemple, leur esprit, leur culture, leur système de valeurs) diffèrent des critères établis :« Appliquons la méthode espagnole à l’anthropologie préhistorique. Et si nous ne pouvons pas demander aux anciens fossiles d’hominidés pré-humains et d’humains : "À quoi crois-tu ?", nous pouvons examiner attentivement leurs restes sous cet angle précis. Les dryopithèques, les australopithèques et des êtres similaires ne sont évidemment pas des humains, malgré leur indiscutable ressemblance physique avec les humains. » (source : lien txt)En appliquant cette logique aux gouries, on peut dire ce qui suit : si les caractéristiques des gouries (les objets ou groupes que vous étudiez) incluent ces qualités spirituelles ou culturelles qui, selon la méthode décrite, étaient utilisées pour reconnaître un groupe comme humain, alors ils peuvent être considérés comme humains. Cependant, si leurs particularités représentent un ensemble distinct de propriétés ne relevant pas de la notion d’« humain » selon les critères mentionnés ci-dessus, leur classification acquiert un caractère spécifique et ils peuvent être envisagés séparément.Ainsi, la réponse à votre question dépend des propriétés spécifiques dont disposent les gouries : s’ils répondent aux critères par lesquels un groupe est reconnu comme humain (par exemple, la présence d’une foi, de normes et de valeurs sociales), alors ils peuvent être considérés comme humains ; mais si leurs différences sont de nature fondamentalement différente, leur classification sera particulière et ne se résumera pas à la catégorie usuelle d’« humains ».Supporting citation(s):« Lorsqu’en Amérique les Espagnols et les Anglais rencontrèrent les Indiens à la peau rouge, ils ne comprirent pas immédiatement qui se trouvait devant eux : étaient-ils des humains ou non ? Les Espagnols appliquèrent la méthode adéquate : ils commencèrent à interroger les Indiens pour savoir s’ils croyaient en une Divinité et en une vie après la mort. Après s’être assurés que les Indiens adhéraient aux deux, les Espagnols les reconnurent comme humains et déployèrent tous leurs efforts afin de les convertir au christianisme. Les Anglais, quant à eux, se basant sur la différence physique évidente entre les Indiens et les Européens à la peau claire ainsi que sur l’hostilité des Indiens envers les étrangers, refusèrent de les reconnaître comme humains, ne cherchant pas à les convertir au christianisme et les pourchassèrent tel des animaux. » (source : lien txt)« Appliquons la méthode espagnole à l’anthropologie préhistorique. Et si nous ne pouvons pas demander aux anciens fossiles d’hominidés pré-humains et d’humains : "À quoi crois-tu ?", nous pouvons examiner attentivement leurs restes sous cet angle précis. Les dryopithèques, les australopithèques et des êtres similaires ne sont évidemment pas des humains, malgré leur indiscutable ressemblance physique avec les humains. » (source : 220_1098. txt)