L'évolution de la conscience : formation, divergence et déclin
La réponse à votre question peut être divisée en trois parties principales :1. Formation de la conscience D'après les documents, la conscience commence à se former dès le plus jeune âge. Son état initial se caractérise par une immaturité, et elle nécessite une éducation et de l'expérience supplémentaires pour se développer. Par exemple, l'une des sources indique : « La formation de la conscience chrétienne s'effectue dans un processus dynamique, au cours duquel la capacité de l'homme à percevoir le sens et la valeur – ou, au contraire, la futilité et la bassesse – de ses propres actions à la lumière de l'enseignement chrétien sur la moralité s'affine. Dès le plus jeune âge, dans son état initial et sa manifestation, la conscience demeure encore totalement sous-développée. Elle requiert développement et éducation, se formant progressivement, en même temps que les autres forces et capacités de l'âme. Ce moment suggère que la grâce et l'action des dons du Saint-Esprit jouent un rôle vital dans le processus de formation de la conscience. Sans une éducation adéquate, la conscience peut rester sourde et insensible. La véritable éducation chrétienne de la conscience se réalise dans la vie de l'Église. » (source : lien txt, page : 485)2. Le développement de la conscience chez les athées et les croyants Les documents montrent que les approches du développement de la conscience diffèrent considérablement :— Chez les croyants (dans ce cas, les chrétiens), le développement de la conscience est étroitement lié à l'éducation religieuse et à la vie de l'Église. Ici, des vertus chrétiennes traditionnelles telles que la miséricorde, la douceur, la patience et l'amour jouent un rôle clé, formant une base solide pour le choix moral et le contrôle de soi.— Chez les athées, selon l'une des sources, le processus est défini par d'autres principes. Un regard critique est porté sur l'athéisme, qui, selon l'auteur, prive l'homme d'un sentiment supérieur de responsabilité et, par conséquent, réduit la moralité à une simple déclaration. L'auteur écrit : « L'athéisme n'est pas esthétique. Dans le monde visible, il ne ressent ni n'admire la beauté suprême. L'athéisme enseigne : ‘La vie elle-même est belle, la réalité en soi est belle’ ; ainsi, aussi bien les sonates de Beethoven que les gémissements d'un malade sont tout aussi beaux : les deux représentent la vie. Les gémissements du malade sont encore plus réels, par conséquent, ils devraient être plus beaux qu'une harmonie sonore créée artificiellement.
La réalité du dévorage d'un cadavre par des vers de tombe est-elle alors également belle ?Et que dire de la tragédie de la mort dans toute la nature, non illuminée par la lumière de l'éternité ? L'athéisme est incapable de fournir un critère ou une catégorie de beauté, puisque la beauté, tout comme la moralité, est un sentiment inné de l'âme humaine. En éliminant le sentiment de responsabilité de l'homme devant une vérité suprême – responsabilité de ses actions, mais aussi de ses sentiments et de ses pensées – il détruit les fondements mêmes de la moralité et la réduit à une simple déclaration. » (source : lien txt, page : 767)Ainsi, chez les croyants, le développement de la conscience est associé à l'éducation spirituelle et morale à travers des valeurs religieuses, tandis que l'approche athée repose sur une compréhension de la morale à travers des mécanismes empiriques et sociaux qui, selon l'auteur, peuvent conduire à l'érosion des véritables repères moraux.3. La perte de la conscience En ce qui concerne la perte de la conscience, les sources indiquent que l'amoindrissement de sa vivacité peut survenir dans des circonstances liées à des violations systématiques de son propre compas moral intérieur, lorsque l'homme, consciemment ou inconsciemment, refuse d'entendre les reproches de sa voix intérieure. L'un des textes décrit ce processus en détail : « L'affaire de la conscience, en tant que législateur, consiste à montrer les lois selon lesquelles doit agir l'être raisonnable et libre, et à le contraindre par la force de son obligation (56, p. 267). ... La conscience consumée par le feu est une affaire intérieure... La conscience elle-même ne brûle jamais ; mais l'âme peut devenir tellement insensible à ses impressions et à ses reproches que la conscience, semblant inexistante, paraît brûlée. Une conscience brûlée ne ressent rien... péchant avec la conscience, et la douleur en est moindre. » (source : lien txt, page : 367)De plus, une autre source note que, dans des cas de violations systématiques où l'homme refuse de travailler sur lui-même et se permet de sombrer dans l'indifférence aux normes morales, la clarté de la conscience s'estompe, affectant la qualité des décisions prises : « La conscience guide l'homme dans la prise de décisions morales irréprochables. Toutefois, dans certaines conditions, comme des violations systématiques, l'homme peut perdre la netteté de sa conscience, ce qui le conduit à des actes éloignés de la vérité. Seul un effort sincère sur soi et une volonté de se corriger peuvent la restaurer. » (source : lien txt, page : 31)Ainsi, la perte de la conscience ne survient pas soudainement, mais résulte d'un processus long au cours duquel l'homme perd le sentiment de responsabilité intérieure et la capacité à percevoir la réprobation morale de ses actes.Citations de référence : « La formation de la conscience chrétienne s'effectue dans un processus dynamique, ... Dès le plus jeune âge ... elle requiert développement et éducation ... » (source : lien txt, page : 485) « L'athéisme n'est pas esthétique. ... En éliminant le sentiment de responsabilité de l'homme devant la vérité suprême ... il détruit les fondements de la moralité ... » (source : lien txt, page : 767) « L'affaire de la conscience, en tant que législateur, ... Une conscience brûlée ne ressent rien... » (source : lien txt, page : 367) « La conscience guide l'homme dans la prise de décisions morales irréprochables. Toutefois, dans certaines conditions, ... seul un effort sincère sur soi peut la restaurer. » (source : lien txt, page : 31)