Obstacles psychologiques dans l'accompagnement
La réponse à votre question peut être formulée sur la base de plusieurs facteurs mentionnés dans les documents présentés.Premièrement, l’un des obstacles majeurs réside dans le risque d’un plongeon psychologique du soignant dans l’univers de la personne aidée, ce qui peut conduire à une perte de sa propre identité et à une diminution des contacts avec le monde extérieur. Comme le note l’une des sources : « En conséquence, il existe un danger réel que le langage du malade, son univers psychique, finissent par se confondre avec le langage et l’univers psychique du proche qui le soigne. Il est vivement recommandé, dans cette optique, de ne pas s’enfermer uniquement dans le rôle de l’aidant du proche atteint de troubles mentaux, mais de maintenir des contacts personnels intenses avec d’autres personnes, que ce soit des amis, des connaissances ou d’autres membres de la famille. Il convient également de conserver un lien avec le médecin traitant du malade, en n’hésitant pas à être suffisamment insistant et en le consultant pour chaque souci. Il faut déployer tous les efforts pour ne pas perdre, sur une période prolongée, son propre rythme de vie en raison de la maladie d’un proche. Dans la mesure du possible, il est nécessaire de préserver ses liens amicaux et de continuer, comme d’habitude, à remplir ses obligations à l’extérieur du domicile. » (source : lien txt)Deuxièmement, il est parfois difficile d’apporter son soutien lorsque la personne nécessitant de l’aide n’est pas disposée ou capable de reconnaître ses propres problèmes, allant jusqu’à rejeter les conseils constructifs. Comme le décrit l’un des exemples : « Ce récit est fort révélateur. Lorsqu’une personne se retrouve en difficulté, elle se replie tellement sur elle-même, sur ses propres problèmes, qu’elle ne perçoit pas la main tendue. Naturellement, les amis du « malheureux » finiront tôt ou tard par se lasser de frapper à une porte fermée et abandonneront leurs tentatives d’aide. Mon ami venait de rompre avec sa compagne et en était profondément affecté. La relation aurait encore pu être sauvée, mais son air morose et ses plaintes incessantes ne faisaient qu’aggraver la situation. J’ai fait tout mon possible pour le soutenir en lui prodiguant conseils et assistance. Il ne semblait pas refuser l’aide—inversement, il sollicitait souvent des conseils. Cependant, posant la question, il n’écoutait jamais les réponses et rejetait d’emblée toute proposition constructive. Au cours d’une conversation où j’étais déjà très irrité, j’ai lâché, pour reprendre une phrase entendue quelque part : « Aide-moi à t’aider. » Ces mots francs semblèrent le ramener à la réalité. Il fit un effort sur lui-même et, non seulement retrouva-t-il un bon état d’esprit, mais relança également une relation qui semblait irrémédiablement terminée. » (source : lien txt)En outre, un autre document met en évidence la présence d’obstacles psychologiques internes – le refus ou l’incapacité de la personne à assumer la responsabilité de ses choix, l’évitement du problème et une tendance à l’auto-tromperie. Ce comportement constitue également un facteur important qui entrave la mise en place d’un soutien réel, car il empêche une perception objective de la situation et le recours à des décisions constructives : « Une problématique complexe ne peut être résolue par une solution simple, mais le désir de la trouver est souvent trop fort. La quête d’un remède miracle est analogue à l’attrait pour le magique, pour les croyances en des forces surnaturelles, pour la reconnaissance de leur influence sur l’humain, son comportement, ses sentiments et ses pensées. Au fond, c’est le refus, l’incapacité et/ou l’absence d’expérience à prendre la responsabilité de ses actions, de ses choix, la tendance à fuir les problèmes et à se leurrer soi-même qui prédominent. Les psychiatres et psychothérapeutes savent pertinemment que la grande majorité des patients actuels ont déjà consulté divers magiciens et sorciers... » (source : lien txt)Ainsi, on peut identifier les facteurs clés qui entravent la protection ou le soutien d’un proche en situation difficile : 1. L’assimilation psychologique, où l’aidant perd son individualité en se plongeant dans les problèmes de l’autre. 2. Le manque de réceptivité de la personne en détresse, qui se manifeste par un refus des conseils constructifs et une fermeture sur soi-même. 3. La présence de barrières internes, telles que l’incapacité à assumer ses responsabilités, l’évitement des problèmes et la tendance à l’auto-tromperie.Supporting citation(s): « En conséquence, il existe un danger réel que le langage du malade, son univers psychique, finissent par se confondre avec le langage et l’univers psychique du proche qui le soigne. … Il est également nécessaire de rester en contact avec le médecin traitant du malade, en n’hésitant pas à être suffisamment insistant, en le consultant pour chaque souci. Il faut déployer tous les efforts pour ne pas perdre, sur une période prolongée, son propre rythme de vie en raison de la maladie d’un proche. Dans la mesure du possible, il est nécessaire de préserver ses liens amicaux et de continuer, comme d’habitude, à remplir ses obligations à l’extérieur du domicile. » (source : lien txt)« Une problématique complexe ne peut être résolue par une solution simple… Au fond, c’est le refus, l’incapacité et/ou l’absence d’expérience à prendre la responsabilité de ses actions, de ses choix, la tendance à fuir les problèmes et à se leurrer soi-même qui prédominent. » (source : lien txt)« Ce récit est fort révélateur. Lorsqu’une personne se retrouve en difficulté… Cependant, posant la question, il n’écoutait jamais les réponses et rejetait d’emblée toute proposition constructive. » (source : lien txt)