Démystifier l'Origine Celtique de saint Irénée
Les affirmations selon lesquelles « Jésus était celte » (précisément, en ce qui concerne le saint père – ici, il s'agit d’Irénée, auteur d’un traité anté-gnostique – considéré comme celte) ne proviennent pas de preuves historiques fiables, mais d’une mauvaise interprétation des propres mots de l’auteur. Dans la préface de son premier ouvrage Contra haereses, il écrit « Je vis parmi les Celtes », phrase que certains, notamment Icuménien, ont prise littéralement comme la confirmation de son origine celtique. Cependant, comme le montre clairement l’analyse des citations, cette affirmation repose exclusivement sur un malentendu.
L’auteur du texte précise qu’Icuménien, en le qualifiant de celte, voulait simplement décrire ses conditions de vie – il se trouvait parmi les Celtes, ayant exercé ses fonctions d’évêque de Lyon en Gaule. Cela, cependant, ne prouve en aucun cas qu’il était celte de naissance. En outre, plusieurs arguments viennent confirmer l’origine grecque du saint père : il était issu d’une famille grecque et son correspondant était également de nationalité grecque, ce qui atteste du véritable sens de ses propos, et non de leur interprétation littérale.
De plus, l’analyse de la lettre d’Irénée à Florin montre que ses premières années se sont déroulées en Asie Mineure, sans aucun indice d’un déplacement depuis un autre pays. Le savant de Saint-Pétersbourg, Feardendensius, ayant rejeté l’hypothèse d’Icuménien, l’a catégoriquement qualifié de Grec – une opinion qui a dominé la recherche historique jusqu’à la moitié du XIXe siècle.
Ainsi, les récits sur une origine celtique résultent d’une mauvaise compréhension de la phrase « Je vis parmi les Celtes » et ne reposent sur aucun fondement réel.
Citations de référence :
« Icuménien l’appelle celte, c’est-à-dire qu’il l’associe par son origine aux Gaulois. Mais cet avis repose sur un malentendu. En s’exprimant ainsi à propos du saint père, Icuménien faisait référence aux propres mots de celui-ci dans la préface de son 1er livre Contra haereses : « Je vis parmi les Celtes »... (source : lien txt) »
« Le saint père était issu d’une famille grecque, d’où son expression. Il est pourtant évident que son correspondant appartenait également à la nationalité grecque : sinon, il lui aurait été impossible de comprendre... (source : lien txt) »
« L’analyse de l’extrait de la lettre d’Irénée à Florin montre que le saint père a passé ses premières années en Asie Mineure, et nulle part il n’est indiqué qu’il ait émigré depuis un autre pays... Feardendensius a catégoriquement qualifié saint Irénée de Grec. (source : lien txt) »