La Guerre Sacrée Entre Psychopathie et Narcissisme
En interprétant l'expression « guerre par la volonté du Christ » à travers le prisme d'une comparaison provocante avec la psychopathie et le narcissisme, on peut constater qu'il ne s'agit pas tant d'une compréhension traditionnelle du conflit sacré que d'un reflet d'anomalies personnelles, permettant à l'individu de percevoir sa violence ou ses actions agressives comme une mission d'une importance suprême. Autrement dit, un tel comportement peut être considéré comme le manifeste de deux extrêmes psychologiques.D'une part, le phénomène étudié peut être comparé à la psychopathie – un état caractérisé par une organisation de l'esprit déformée et disharmonique, dans lequel l'individu tend à opérer des changements radicaux dans l'ensemble de sa structure psychique, conduisant également à une désadaptation sociale. Par exemple, dans l'une des sources, il est écrit :« La psychopathie – c'est une anomalie de la personnalité caractérisée par une disharmonie dans l'organisation psychique de l'individu. Les critères de la psychopathie sont : 1) une expression marquée des perturbations psychiques menant à une désadaptation sociale ; 2) des changements totaux de l'ensemble de l'aspect psychique de la personne ; 3) une stabilité relative des caractéristiques psychiques (P.B. Gannouchkin). On distingue les psychopathies constitutionnelles, qui résultent de diverses maladies, traumatismes crâniens, infections, etc., et les psychopathies acquises. Hélas, notre réalité est souvent le « fournisseur » de personnalités psychopathes. » (source : lien txt)Ici, il est souligné que la déformation de l'état psychique peut conduire à des actions dont la base repose sur une anomalie intérieure et une incapacité à respecter les normes morales et éthiques — des traits que l'on peut également observer chez ceux qui, justifiant la violence par le slogan d'une mission supérieure, considèrent leur brutalité comme prédestinée et inévitable.D'autre part, le concept de « guerre par la volonté du Christ » peut refléter les traits du narcissisme, où l'individu est excessivement centré sur lui-même, croyant que son égocentrisme équivaut à la manifestation ultime de l'amour et de la justesse. Cette vision du monde permet de justifier aisément toute action en faveur de ses ambition personnelles, tout en ignorant la responsabilité envers autrui. À l'appui de cela, la définition suivante est donnée :« Le narcissisme — la tendance de l'amour à se tourner vers soi-même. La certitude que cet égocentrisme équivaut à « l'amour », dont tous les autres seraient dépourvus, que, d'une manière inexplicable, il représente la véritable « religion ». Un déni, dans la quasi-ignorance totale de la tradition, de la culture, de la continuité, de l'appartenance, de la responsabilité, etc. Un déni a priori, fondé sur le mépris. Un refus total même de tenter de comprendre ce que l'on nie… Un déni enraciné dans la connaissance subconsciente que le fait de « connaître » restreindra la « liberté », c'est-à-dire le narcissisme. L'amour de soi et, par conséquent, la sélection de pseudo-absolus : le végétarisme, le refus des diplômes, l'idée même de travailler pour gagner sa vie, le « moralisage » envers tous ceux qui ne reconnaissent pas ces pseudo-absolus. » (source : lien txt)Ainsi, lorsque le concept de « guerre par la volonté du Christ » est examiné dans le contexte d'une comparaison provocante avec la psychopathie et le narcissisme, il prend des nuances supplémentaires : ce n'est pas simplement une guerre sainte, mais la manifestation d'anomalies profondément enracinées dans la personnalité. D'une part, la cruauté et la violence peuvent être dictées par une perturbation psychopathique, conduisant à des actions impitoyables, dénuées de chaleur émotionnelle et de compassion. D'autre part, la conviction de sa propre exclusivité, caractéristique du narcissisme, permet à l'individu de se considérer comme le porteur d'une mission supérieure, justifiant toutes ses actions comme l'expression d'un destin grandiose et de l'inévitabilité de sa propre légitimité.Une telle déformation psychologique crée un terreau fertile pour l'auto-justification de méthodes extrêmes et violentes, où le slogan religieux se transforme en couverture pour des traits pathologiques personnels. Ce parallélisme relativement provocateur souligne qu'au-delà d'une apparente noblesse et spiritualité, peut se cacher une vision déformée de soi et du monde environnant, reléguant les questions morales et éthiques au second plan au profit d'une réalisation agressive de soi.