Ponts d'amitié interreligieuse
On peut mettre en avant plusieurs aspects positifs de l’amitié avec des représentants d’autres religions. De telles relations permettent de voir l’individu non seulement à travers le prisme de son appartenance religieuse, mais aussi comme une personne complexe et multiforme, capable de collaborer dans des domaines non religieux de la vie. Cela favorise la compréhension mutuelle et l’union fondée sur des valeurs humaines communes telles que l’honnêteté, la droiture, la bonté, le respect des aînés, la justice et la diligence. L’amitié et l’interaction aident à bâtir des ponts entre différentes communautés, améliorant ainsi les opportunités de collaborations caritatives, d’entraide et d’échanges culturels. Par exemple, il existe des cas où des représentants de diverses traditions religieuses ont collaboré même dans des situations critiques – l’entraide, la protection mutuelle contre les persécutions et le travail commun pour le bien de la société illustrent magnifiquement l’unité au-delà des différences confessionnelles.De plus, la coopération avec des représentants d’autres croyances permet à chacun de rester lui-même dans ses activités professionnelles et sociales, sans être limité par des stéréotypes religieux. Cela offre l’opportunité d’avoir une vision plus large des problèmes contemporains en percevant l’autre avant tout comme un collègue et un ami, et non uniquement comme le représentant d’une autre foi.Par ailleurs, des idéaux moraux communs, tels que le désir d’inculquer aux individus de grandes qualités morales, contribuent à unir les efforts dans des actions caritatives et de bienveillance. Cette synergie aide à surmonter les conséquences des conflits passés, à restaurer les valeurs spirituelles et à construire une société où les différences sont perçues comme une source de richesse plutôt que de division.Citations de soutien :« Bien que nous ne soyons pas partisans de toutes les religions du monde, nous sommes néanmoins unis avec toute l’humanité. L’homme est complexe, et chacun de nous est multiforme. Ainsi, dans certains aspects de notre vie, il peut y avoir une collaboration avec ceux dont la pensée religieuse diffère de la nôtre, mais qui, sur le plan non religieux, nous est proche. En effet, je ne me comporte pas toujours dans mes actions sociales comme membre de mon Église, et je n’envisage pas toujours mes actions comme celles d’un représentant de ma confession. Dans une discussion sur un problème scientifique, j’agis en tant que professionnel, et non en tant que membre d’une confession… La personne avec des convictions religieuses différentes a une dimension non religieuse dans sa vie. C’est là que l’unité et la compréhension deviennent possibles. » (source : lien txt)« Il existe des cas où des musulmans ont abrité des orthodoxes pour les protéger des persécutions, en risquant leur propre vie. Ainsi, la dernière supératrice de l’Abbaye Sainte-Nicolas de Tachkent, abbesse Lidia (Nagornova), à qui un « verdict d’exécution » avait déjà été prononcé, a été aidée par un musulman nommé Djura pour échapper à l’arrestation. La coopération éprouvée pendant un siècle et demi et forgée à travers des épreuves, entre l’Islam et l’Orthodoxie en Asie Centrale se développe avec succès de nos jours. Nous sommes unis dans le rejet du péché et de l’iniquité, dans la volonté d’inculquer à nos croyants des idéaux moraux communs à nos religions : honnêteté, droiture, bonté, respect des aînés, justice et diligence. Nous sommes unis dans les actions de bienfaisance et de miséricorde, dans le désir d’aider les démunis et les souffrants… » (source : lien txt)Ces exemples montrent que l’amitié avec des représentants d’autres religions contribue à l’élargissement des horizons, à l’union des efforts pour résoudre des problèmes communs à l’humanité et au soutien mutuel, indépendamment de l’appartenance confessionnelle.