Les épreuves spirituelles de l'âme
Dans ce contexte, le terme « mytarstva » désigne une série d’épreuves que traverse l’âme et au cours desquelles sont évaluées les diverses inclinations pécheresses et vices de l’homme. Ces épreuves représentent une sorte d’étape de jugement moral et spirituel, dans laquelle des défauts spécifiques (par exemple, la paresse, le vol, l’avarice, l’usure, l’injustice) sont minutieusement analysés et mis à l’épreuve. Autrement dit, chaque épreuve est associée à un type particulier de faute ou de péché, subissant un test qui indique la gravité du péché et la nécessité de son expiation.Par exemple, dans la source « lien txt» est rapporté l’extrait suivant : « En discutant ainsi, ils atteignirent (la cinquième) épreuve de la paresse. Là, sont comptés tous les jours et toutes les heures passés dans la paresse et dans l’indifférence au service de Dieu ; là sont tourmentés les fainéants qui vivent aux dépens du travail d’autrui et refusent de travailler eux-mêmes, ainsi que les salariés qui, tout en étant payés, exécutent leurs devoirs avec négligence. Après cette épreuve suivit (la sixième) l’épreuve du vol, au cours de laquelle toutes sortes d’enlèvements et de vols – qu’ils soient grossiers ou apparemment honorables, évidents ou dissimulés – sont examinés ; ensuite (la septième) l’épreuve de l’avarice et de la radinerie ; puis (la huitième) l’épreuve de l’usure, où sont accusés les prêteurs, les usuriers et ceux qui s’approprient ce qui ne leur appartient pas. » (source : lien txt)De même, dans le document « lien txt» est décrite la transition d’une épreuve à une autre : « Après l’épreuve du vol, nous sommes passés à l’épreuve de l’avarice et de la radinerie. Mais nous avons surmonté cette épreuve avec succès, car, par la grâce de Dieu, pendant ma vie terrestre, je ne me suis pas souciée d’acquérir des biens et je n’ai pas été avare, me contentant de ce que le Seigneur m’envoyait ; je n’étais pas non plus radine, et ce que je possédais, je le donnais avec ardeur aux nécessiteux. En montant plus haut, nous avons atteint l’épreuve appelée épreuve de l’usure, où sont éprouvés ceux qui prêtent à usure et, par conséquent, tirent des gains illégitimes. C’est également ici que sont relevés ceux qui s’approprient ce qui ne leur appartient pas. » (source : lien txt)De ces citations, il ressort que chaque épreuve a pour objectif de tester le caractère de l’homme dans un domaine particulier de sa vie. Elles fonctionnent comme un mécanisme d’autoévaluation et de purification morale, soulevant inévitablement la question de savoir dans quelle mesure une personne est capable de résister à ses faiblesses et de corriger ses penchants pécheurs.Cette interprétation est également confirmée par un autre extrait, dans lequel il est souligné que peu d’âmes traversent ces épreuves sans encombre, car « le monde repose sur le mal, et les hommes sont très faibles et, dès leur jeune âge, enclins aux excès des passions » – ce qui témoigne du fait que ces épreuves constituent un test rigoureux de la résistance spirituelle et de la responsabilité morale.Ainsi, dans le contexte examiné, les « mytarstva » représentent des étapes structurées ou des épreuves destinées à déceler et à punir diverses formes de péché (paresse, vol, avarice, usure, injustice, etc.), déterminant le degré d’insuffisance morale et éthique de l’homme, et servant également de critère pour son destin ultérieur.