Dualité controversée et évolution du Bouddhisme
Le bouddhisme suscite des évaluations contradictoires parmi les athées avant tout en raison de sa nature duale. À l'origine, il est né comme un enseignement rejetant catégoriquement l'idée d'un Dieu personnel et se concentrant sur une analyse philosophique de la souffrance et sur le chemin de la libération. Ainsi, l'une des sources souligne clairement : "On cite souvent l'exemple du bouddhisme comme une religion dans laquelle la foi en un Dieu personnel est absente. ... L'enseignement véritable originel du Bouddha était, en lui-même, athée" (source : lien txt). Cette position peut susciter l'adhésion des athées, puisque dès ses débuts, le bouddhisme n'exige pas la foi en le surnaturel.D'un autre côté, avec le temps, de nouvelles orientations se sont développées, et certains courants contemporains du bouddhisme intègrent des éléments plus caractéristiques des religions traditionnelles. Par exemple, on observe une tendance à la déification spirituelle du fondateur de l'enseignement, lorsque "le grand maître devient un dieu, et ses disciples se transforment en bodhisattvas, c’est-à-dire en petits dieux" (source : lien txt). Cela transforme le système en quelque chose qui ne peut plus être envisagé uniquement d'un point de vue philosophique et engendre du scepticisme même parmi ceux qui, par nature, sont athées.De plus, le bouddhisme est souvent perçu non pas comme une religion traditionnelle, mais comme une philosophie morale appliquée, dans la mesure où "la religion est l'union de l'âme humaine avec l'Être Spirituel Suprême", et qu'en bouddhisme de tels éléments font défaut, l'accent étant mis sur la transformation et la libération de la conscience humaine (source : lien txt). Cette interprétation suscite des débats sur son universalité – certains considèrent que l'absence du concept d'un Dieu tout-puissant favorise son universalité et son applicabilité dans la vie de l'homme en ce monde, tandis que d'autres font valoir que la composante religieuse développée est limitée par des cadres culturels et ne peut servir de modèle universel exhaustif.Ainsi, l'absence du concept de Dieu personnel dans l'enseignement bouddhiste originel le rend attrayant pour les athées, mais l'évolution et l'adaptation de cet enseignement à travers les siècles ont conduit à un mélange de philosophie et d'éléments de culte religieux. Ceci engendre des évaluations contradictoires – d'une part, le bouddhisme est considéré comme un système logique et orienté éthiquement, dépourvu de doctrines métaphysiques, et d'autre part, comme un système dans lequel, dans sa forme contemporaine, des signes de religiosité apparaissent, remettant en question son caractère universel.Citaisons de référence :"On cite souvent l'exemple du bouddhisme comme une religion dans laquelle la foi en un Dieu personnel est absente. ... L'enseignement véritable originel du Bouddha était, en lui-même, athée" (source : lien txt)"Le bouddhisme se présente non pas comme une religion, mais plutôt comme une philosophie morale appliquée. La religion est l'union de l'âme humaine avec l'Être Spirituel Suprême... Or, en bouddhisme, le concept de Divinité est absent..." (source : lien txt)"Le bouddhisme contemporain montre que, par nature, l'homme est religieux, et que toute tentative d'imposer de force l'athéisme se solde par la résurgence de la même religion, seulement plusieurs siècles plus tard : le grand maître devient un dieu, et ses disciples se transforment en bodhisattvas..." (source : lien txt)