L'épreuve divine : De l'innocence à la conscience
L'affirmation selon laquelle Adam n'avait qu'une seule interdiction implique que l'interdiction centrale n'était pas tant de nature normative (comme une énumération de multiples prescriptions) que de nature symbolique, exprimant le double problème de l'existence humaine. D'une part, cette interdiction ne vise pas la connaissance en soi, mais indique qu'en état d'union directe avec Dieu, connaître le bien et le mal n'avait aucune utilité pratique. Comme l'explique l'une des sources :« Il faut se nourrir de Dieu pour atteindre la divinisation en liberté. Et c'est précisément cet effort personnel qu'Adam n'a pas su accomplir.
Quel est donc le sens de l'interdiction divine ?Elle pose un double problème : celui de la connaissance du bien et du mal, et celui de l'interdiction en soi. Ni la connaissance en général, ni la connaissance du bien et du mal en particulier ne sont, en elles-mêmes, un mal. Mais cette distinction suppose un niveau existentiel inférieur, un état de chute. Tant qu'Adam demeurait en union avec Dieu et obéissait à Sa volonté, se nourrissant de Sa présence, une telle distinction était inutile. » (source : lien txt)D'autre part, l'interdiction divine avait le caractère d'une épreuve destinée à éveiller en Adam une liberté de choix consciente. Cette interdiction constituait un défi pour passer d'un état inconscient d'union avec Dieu à un état d'amour conscient et d'obéissance, où l'acceptation volontaire de la limitation des désirs personnels prenait un sens profond. Ainsi, elle devenait la mise à l'épreuve de la véritable liberté et de la capacité d'aimer Dieu sans contrainte. Comme il est précisé plus loin :« C'est pourquoi l'interdiction divine ne concerne pas tant la connaissance du bien et du mal (puisque le mal n'existait pas, ou n'existait qu'en tant que risque — le risque qu'Adam enfreigne l'interdiction), mais bien l'épreuve volontaire destinée à rendre la liberté du premier homme consciente. Adam devait sortir de son inconscience infantile en acceptant, par amour, d'obéir à Dieu. L'interdiction n'était pas arbitraire... » (source : lien txt)Ces idées suscitent des débats théologiques sur la nature du péché, la liberté de la volonté et la notion de responsabilité. La question est que l'interdiction n'avait pas pour but de limiter la connaissance en elle-même, mais de faciliter le passage de l'état originel d'innocence à un choix conscient entre le bien et le mal. Ainsi, les discussions se concentrent sur les points suivants : 1. La nature de l'interdiction – comment elle constitue un défi pour l'homme, lui permettant de sortir de l'automatisme et de découvrir la liberté à travers l'amour et l'obéissance. 2. La dualité de l'interdiction – d'une part, elle met en garde contre les conséquences du refus de l'union avec Dieu, et d'autre part, elle enseigne que la connaissance en soi n'est pas un mal si elle existe dans un état de proximité avec le divin. 3. La liberté et l'amour – l'interdiction est perçue comme un appel à ce que le véritable amour de Dieu se manifeste par la limitation volontaire des désirs égoïstes, rendant possible la grâce et l'élévation spirituelle.Ainsi, l'interprétation de cette idée montre que l'unique interdiction imposée à Adam ne constitue pas simplement une règle, mais une épreuve fondamentale déterminant l'essence de la liberté humaine, la relation avec le divin et les moyens de comprendre le bien et le mal à travers un choix conscient.