Gnose et Controverse Orthodoxe

Le gnosticisme peut être compris ainsi : il s’agit d’un courant affirmant que le salut véritable s’acquiert par une connaissance particulière et cachée, qui dévoile les mystères de la vie et la structure du monde. Les gnostiques considèrent que l’existence se divise en deux mondes – un monde supérieur, spirituel, et un monde matériel où, selon eux, prévaut un principe créatif imparfait (le démiurge). Ainsi, celui qui détient cette connaissance peut comprendre sa véritable essence et se libérer des chaînes de l’existence matérielle. Comme l’indique l’une des sources :

« b) À la base du gnosticisme se trouve un enseignement mystique de la connaissance, atteinte par la révélation, indiquant ainsi à l’homme le chemin du salut. Le gnosticisme enseignait l’existence d’une essence première, secrète et insondable, qui se manifeste par des émanations – des zones. Ces émanations s’opposent à la matière, dont la source est le démiurge – un principe créatif particulier, toutefois dépourvu de la plénitude et de la perfection divine. La lutte de la matière, pécheresse et chargée de mal, contre les manifestations divines, a fait l’objet de traités entiers de nature mystico-mythologique et philosophique, adoptant une forme dualiste.»
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De plus, le gnosticisme est considéré comme un terme générique désignant de nombreux courants religieux et philosophiques éclectiques, nés à l’intersection des conceptions chrétiennes et des éléments de la mythologie ainsi que de la philosophie hellénistique. Cette aspiration à pénétrer les profondeurs de l’univers par une connaissance particulière distingue les gnostiques parmi les représentants du christianisme classique :

« gnosticisme – terme générique désignant de nombreux courants religieux et philosophiques éclectiques de la fin de l’Antiquité, qui se sont manifestés comme l’une des formes culturelles liant le christianisme émergent au contexte mytho-philosophique hellénistique et à ses doctrines… »
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Quant à la définition des gnostiques par l’Église orthodoxe russe (EOR), celle-ci considère ces courants comme des déviations par rapport à l’enseignement chrétien canonique. La tradition orthodoxe, fondée sur les décisions des Conciles œcuméniques et une dogmatique établie, ne tolère pas le syncrétisme inhérent aux enseignements gnostiques et les perçoit comme une menace pour la foi authentique. Comme le souligne l’une des sources, ce sont les décisions des Conciles œcuméniques qui aident à distinguer la véritable révélation du mélange arbitraire d’éléments mythologiques et philosophiques :

« Dans l’Église orthodoxe, sept Conciles œcuméniques sont vénérés. Chez les catholiques romains, le nombre des Conciles œcuméniques s’est poursuivi après la scission des Églises ; à ce jour, selon leur décompte, 21 Conciles œcuméniques sont reconnus. Les Églises non-chalcédoniennes « monophysites » ne reconnaissent que les trois premiers Conciles (le schisme des Églises monophysites avec les autres Églises chrétiennes ayant débuté avec le Concile de Chalcédoine, qui a condamné le monophysisme) ; les Églises nestoriennes ne reconnaissent que les décisions des deux premiers Conciles œcuméniques.»
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Ainsi, l’Église orthodoxe russe définit les enseignants gnostiques comme des représentants de courants hérétiques, dans lesquels le véritable message de la foi chrétienne est déformé par une connaissance mystique secrète, opposée à la dogmatique communément acceptée par l’Église.

Citations de référence :
« b) À la base du gnosticisme se trouve un enseignement mystique de la connaissance, atteinte par la révélation, indiquant ainsi à l’homme le chemin du salut. Le gnosticisme enseignait l’existence d’une essence première, secrète et insondable, qui se manifeste par des émanations – des zones. Ces émanations s’opposent à la matière, dont la source est le démiurge – un principe créatif particulier, toutefois dépourvu de la plénitude et de la perfection divine. La lutte de la matière, pécheresse et chargée de mal, contre les manifestations divines, a fait l’objet de traités entiers de nature mystico-mythologique et philosophique, adoptant une forme dualiste.» (source: lien txt)

« gnosticisme – terme générique désignant de nombreux courants religieux et philosophiques éclectiques de la fin de l’Antiquité, qui se sont manifestés comme l’une des formes culturelles liant le christianisme émergent au contexte mytho-philosophique hellénistique et à ses doctrines… » (source: lien txt)

« Dans l’Église orthodoxe, sept Conciles œcuméniques sont vénérés. Chez les catholiques romains, le nombre des Conciles œcuméniques s’est poursuivi après la scission des Églises ; à ce jour, selon leur décompte, 21 Conciles œcuméniques sont reconnus. Les Églises non-chalcédoniennes « monophysites » ne reconnaissent que les trois premiers Conciles (le schisme des Églises monophysites avec les autres Églises chrétiennes ayant débuté avec le Concile de Chalcédoine, qui a condamné le monophysisme) ; les Églises nestoriennes ne reconnaissent que les décisions des deux premiers Conciles œcuméniques.» (source: lien txt)

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