Les Paradoxes de l'Âme : Entre Destruction et Création

Les œuvres de Dostoïevski démontrent l’idée que, dans les profondeurs de l’âme humaine, il n’existe jamais de principe purement créatif – celui-ci est toujours entremêlé d’une impulsion inévitable à l’autodestruction. Ainsi, dans L’Idiot, par les paroles du héros Lebedev, il est transmis que « l’instinct d’autodestruction, tout comme l’instinct d’autoconservation, vit dans le cœur de l’humanité » (source : lien txt). Cette affirmation souligne que même les personnes les plus enclines à préserver leur vie abritent des impulsions destructrices, qui se manifestent sous la forme d’un masochisme dans la vie quotidienne.

De plus, Dostoïevski indique que cette dualité – le principe destructeur – est indissociable du principe créatif : « Dostoïevski a depuis longtemps noté que l’instinct de destruction est aussi inhérent à l’âme humaine que l’instinct de création » (source : lien txt). Ici se pose la question de savoir si la véritable nature de l’homme n’est pas complexe et contradictoire, et qu’il faut un leadership supérieur (dans son cas, l’illumination et la direction spirituelle) pour canaliser ces forces sur une voie créatrice.

En ce qui concerne les œuvres de Gogol, bien que les citations fournies ne se rapportent pas directement à son œuvre, la littérature de Gogol est également imprégnée de cette représentation de la dualité de la nature humaine. Dans ses récits, on peut souvent observer comment les héros, en apparence désireux d’exister normalement et de se conserver, traversent des contradictions intérieures et des manifestations d’autodestruction – que ce soit par le biais d’images grotesques ou de situations ironiques reflétant l’instabilité et la paradoxalité de l’âme.

Ainsi, la littérature reflète l’indissociabilité de l’instinct d’autodestruction de l’instinct d’autoconservation à travers la représentation d’un combat intérieur, où le conflit entre impulsions destructrices et aspirations à la vie devient la force motrice majeure des caractères et de l’intrigue. Cette idée permet au lecteur de saisir que la nature humaine ne se réduit pas à une quête rationnelle de survie – elle oscille constamment entre des opposés, faisant de chaque héros, qu’il s’agisse de Dostoïevski ou de Gogol, une figure profondément contradictoire et complexe.

Dostoïevski, par la voix de Lebedev dans L’Idiot, exprime l’idée que « l’instinct d’autodestruction, tout comme l’instinct d’autoconservation, vit dans le cœur de l’humanité » (source : lien txt).

Dostoïevski a depuis longtemps noté que l’instinct de destruction est aussi inhérent à l’âme humaine que l’instinct de création. Ils ne peuvent opérer qu’en étant éclairés, guidés et dirigés par Dieu… (source : lien txt).

Les Paradoxes de l'Âme : Entre Destruction et Création

6362616059585756555453525150494847464544434241403938373635343332313029282726252423222120191817161514131211109876543210-1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12-13-14-15-16-17-18-19-20-21-22-23-24-25-26-27-28-29-30-31-32-33-34-35-36