L'intervention divine et l'illusion du mal
Si l'on imagine que le véritable Dieu intervenait directement dans les affaires de l'humanité, affrontant Satan, une telle ingérence active pourrait créer une image trompeuse. En essence, l'activité du mal s'avère toujours illusoire et fictive par rapport à l'Être Divin, car même si la présence satanique montre l'apparence d'une puissance, elle ne possède en réalité aucune force autonome en dehors des limites que Dieu lui impose. Autrement dit, si Dieu lui-même intervenait pour affronter Satan, ses actions finiraient par limiter la manifestation du mal à des contextes restreints, donnant ainsi l'illusion de puissance à celui qui, en vérité, est dépourvu de force réelle.Comme il est dit, « Comparée à l'Être Divin, l'activité du mal est illusoire et fictive : le diable ne détient aucune force là où Dieu ne lui permet pas d'agir, ou, en d'autres termes, il évolue uniquement dans les limites que Dieu lui a fixées. Mais, étant calomniateur et menteur, le diable utilise le mensonge comme sa principale arme : il trompe sa victime en lui faisant croire que d'immenses pouvoirs et une grande autorité résident entre ses mains, alors qu'en réalité, il ne possède aucune de ces forces. » (source : lien txt)Cette idée est également confirmée dans une exposition similaire présentée dans une autre source, qui souligne que le mal ne possède ni essence ni existence propre, mais se constitue uniquement pour créer l'apparence d'une force destructrice. Ainsi, l'intervention active du véritable Dieu, destinée à affronter Satan, créerait une illusion trompeuse d'égalité de forces entre le bien et le mal, où la puissance véritablement illimitée de Dieu demeure invisible, et la puissance du mal n'apparaît que là où Dieu a permis son action (source : lien txt).Citations à l'appui :« N'étant ni entité ni existence, le mal devient néanmoins une force destructrice active, se métamorphosant et se manifestant sous la forme du diable et des démons. Comparée à l'Être Divin, l'activité du mal est illusoire et fictive : le diable ne détient aucune force là où Dieu ne lui permet pas d'agir, autrement dit, il opère uniquement dans les limites fixées par Dieu. Mais, étant calomniateur et menteur, le diable utilise le mensonge comme arme principale : il trompe sa victime en lui montrant que d'immenses pouvoirs et une grande autorité résident entre ses mains, alors qu'en réalité, il n'en possède pas. V. Losski mentionne que dans la prière « Notre Père », nous ne demandons pas « délivre-nous du mal » en général, mais « délivre-nous du malin » – c'est-à-dire, de cette personnalité particulière incarnant le mal. Ce « malin », bien qu'il ne soit pas intrinsèquement mauvais par nature, porte en lui cette négation mortelle de l'existence, cette non-vie (cf. le mot slave « než’ ») qui conduit à la mort du diable lui-même et de celui qui en devient la victime. Dieu, étant absolument détaché du mal, maintient néanmoins ce dernier sous son contrôle, puisqu'il définit les limites de son action. » (source : lien txt)« N'étant ni entité ni existence, le mal se transforme néanmoins en une force destructrice active, se matérialisant sous l'apparence du diable et des démons. Comparée à l'Être Divin, l'activité du mal est illusoire et fictive : le diable ne détient aucune force là où Dieu ne le lui permet pas, autrement dit, il agit uniquement dans les limites admises par Dieu. Mais, étant calomniateur et menteur, le diable manie le mensonge comme principal outil : il trompe sa victime en laissant croire que d'immenses pouvoirs et une grande autorité résident dans ses mains, alors qu'en vérité, il n'en dispose pas. V. Losski observe que dans la prière « Notre Père », nous ne demandons pas « délivre-nous du mal » au sens général, mais « délivre-nous du malin » – c'est-à-dire, de la personnalité spécifique incarnant le mal. Ce « malin », qui n'est pas originellement mauvais, incarne cette négation mortelle de l'existence, cette non-vie (cf. le terme slave « než’ »), conduisant à la mort de lui-même et de celui qui en devient la victime. Dieu reste absolument indépendant du mal, lequel demeure néanmoins sous son contrôle, puisque c'est Lui qui délimite les sphères d'action du mal. » (source : lien txt)