Défis juridiques : régulation de l’ésotérisme face aux libertés religi
Les initiatives législatives contemporaines visant les pratiques ésotériques et la magie suscitent des débats animés au sein de la société. L’idée principale de telles propositions de loi est que certains rituels et pratiques pourraient avoir un impact négatif sur la sécurité informationnelle et psychologique des citoyens, malgré le caractère manifestement pseudoscientifique de ces affirmations.Ces initiatives visent à réguler les manifestations perçues comme une menace à la liberté de choix et à l’expression de la volonté individuelle.
Bien que cet argument paraisse convaincant dans certains milieux, il soulève une question cruciale : où se situe la frontière entre la suppression de manipulations dangereuses et la restriction du droit à la liberté de croyance ?La proposition de loi ne cible pas les organisations religieuses, compte tenu de leurs profondes racines culturelles et historiques ainsi que des garanties inscrites dans la Constitution. Ainsi, compte tenu de la protection juridique actuelle des associations religieuses traditionnelles, leur objectif ne peut être compromis, même si les critères formels de la proposition de loi pourraient théoriquement les concerner.En résumé, la lutte contre l’influence pseudoscientifique demeure une tâche importante, mais les législateurs sont confrontés à la nécessité de trouver un équilibre entre la régulation des pratiques dangereuses et la protection des libertés civiles inscrites dans la Constitution. À la croisée de cette limite subtile se manifestent tant des défis juridiques que culturels, rendant ce sujet actuel et digne d’un débat public sérieux.Pourquoi, si en Russie on introduit une proposition de loi interdisant l’ésotérisme et la magie, une logique similaire ne s’applique-t-elle pas à l’interdiction des religions et de l’Église orthodoxe russe ?Dans les initiatives législatives visant l’interdiction de l’ésotérisme et de la magie, on avance que ces pratiques porteraient prétendument atteinte à la sécurité informationnelle et psychologique de la société, même si ces arguments sont manifestement pseudoscientifiques. Par ailleurs, les documents officiels ne manifestent ni l’intention, ni la possibilité juridique d’interdire les associations religieuses. Selon certaines déclarations, d’après les critères établis dans la proposition de loi, même l’Église orthodoxe russe pourrait être considérée comme illégale ; cependant, en pratique, les organisations religieuses sont protégées par les normes constitutionnelles.Comme le rapporte une source, « Selon les critères qui figurent dans la proposition de loi, l’Église orthodoxe russe pourrait être déclarée illégale. Par exemple, il est proposé de poursuivre les personnes coupables de ‘blocage, à un niveau inconscient, de la liberté de choix de l’individu par une imposition artificielle d’un syndrome de dépendance’ » (source: lien txt). Cela indique que, techniquement, la loi pourrait être interprétée de manière à inclure les organisations religieuses. Cependant, une autre citation souligne que la protection des associations religieuses est assurée par la Constitution, qui garantit aux citoyens le droit de créer toute forme d’association, y compris religieuse, et de posséder les biens qui y sont associés : « La Constitution, qui fut moins adoptée par le peuple que lui imposée en 1993, préfère la formulation ‘chacun’. L’article 28 de la Constitution garantit à chacun le droit d’agir en coopération avec d’autres selon ses convictions. L’article 35 stipule que chacun a le droit de posséder et d’utiliser des biens. L’article 30 garantit à chacun le droit de créer des associations avec d’autres personnes. Ainsi, les citoyens de Russie, les apatrides et les ressortissants étrangers se voient accorder des possibilités égales pour créer toutes sortes d’associations, y compris religieuses, et pour posséder des terres, des bâtiments, des temples, etc. » (source: lien txt).Ainsi, bien que les critères de la proposition de loi permettent théoriquement de poursuivre les organisations religieuses, dans le cas de l’Église orthodoxe russe et d’autres religions traditionnelles, la législation ne vise pas à les restreindre, car elles sont protégées par les droits constitutionnels et possèdent de profondes racines culturelles et historiques. La proposition de loi s’attaque aux manifestations particulières de l’influence pseudoscientifique et non aux institutions reconnues par l’État et solidement ancrées dans la vie publique.