L'évolution des liens familiaux : mariage et baptême dans la redéfinit
Aujourd'hui, notre société assiste à un processus fascinant d’élargissement des frontières traditionnelles de la parenté. Les caractéristiques modernes de la formation de la parenté par le baptême démontrent que, outre la parenté de sang, les liens familiaux se voient considérablement enrichis par le mariage et les sacrements du baptême, créant ainsi de nouveaux niveaux d’interconnexions.À la base de cette approche renouvelée se trouve le principe selon lequel le mariage unit non seulement les époux, mais également leurs lignées respectives. Dans ce processus, les liens de sang traditionnels se « mélangent » : les proches d’un conjoint acquièrent de nouveaux liens avec les membres de l’autre famille. La sommation des degrés de parenté, grâce à ce que l’on appelle la « propriété », permet de prendre en compte le nombre de lignées qui se confondent lors d’un mariage. Cette parenté multifacette devient une partie intégrante du système familial, renforçant l’unité et l’entraide entre les proches, même si auparavant ils étaient liés uniquement par le sang.Un autre aspect étonnant de la compréhension moderne de la parenté est la parenté spirituelle, qui se forme lors du baptême. Grâce aux normes religieuses et canoniques, l’adoption des sacrements étend le cercle des relations familiales non seulement parmi ceux qui ont été baptisés, mais aussi parmi leurs descendants. Ainsi, pour les familles, la parenté spirituelle devient un mécanisme supplémentaire d’intégration, permettant de renforcer les liens tant entre ceux déjà unis par le sang que parmi des personnes complètement non apparentées réunies par une expérience spirituelle.Ce système combiné – liens matrimoniaux et spirituels – permet de former un réseau d’interconnexions nettement plus riche, assurant la profondeur et la complexité de la structure familiale. En conséquence, même les relations familiales traditionnelles subissent des transformations dynamiques, leur permettant de répondre aux réalités modernes et aux besoins spirituels de la société.
Quels aspects modernes de la formation de la parenté par le baptême permettent même aux parents de sang d’établir des liens dans ce contexte ?Les caractéristiques modernes de la formation de la parenté par le baptême reposent sur le fait que, outre la parenté de sang, des liens supplémentaires – tant familiaux que spirituels – se créent grâce au mariage et au sacrement du baptême. Ainsi, le mariage n’unit pas seulement l’homme et la femme, mais « mélange » également les liens familiaux de leurs proches. En conséquence, les proches d’un époux deviennent des proches de l’autre par le biais de ce que l’on appelle la « propriété » (parenté hétérogène), où les degrés de parenté se cumulent. Par exemple, si les proches de sang du mari se situent au deuxième degré de parenté avec lui et ceux de la femme sont également au deuxième degré avec elle, alors un quatrième degré de parenté par propriété s’établit entre eux. Ce phénomène est décrit en détail dans le document suivant : « Le mariage, unissant l’homme et la femme en une seule chair, comme s’ils ne faisaient qu’un, rapproche ainsi les proches de sang des deux conjoints. Ce type de rapprochement est appelé propriété (en slave : близочество) ou parenté hétérogène. En fonction du nombre de lignées qui se rencontrent par le biais du mariage, c’est-à-dire qui entrent en propriété les unes avec les autres, cette parenté est qualifiée de binaire, ternaire, etc. Ainsi, les proches de sang du mari se retrouvent en parenté bimodale avec ceux de la femme et en parenté ternaire avec ses homologues (par exemple, avec la femme du frère ou l’homme de la sœur de celle-ci). » (source : lien txt)De plus, dans le cadre des règles ecclésiastiques, se développe la notion de parenté spirituelle, qui naît lors de l’initiation au baptême sacré. Ici, outre les personnes directement baptisées, leurs descendants sont inclus dans ce lien, permettant ainsi de relier non seulement des personnes non apparentées, mais aussi celles déjà liées par le sang. Selon les normes exposées, les enfants du receveur et du reçu sont considérés comme étant d’un certain degré de parenté (par exemple, les enfants des deux sont en troisième degré, les petits-enfants en quatrième degré), ce qui élargit et approfondit le cercle des interconnexions : « (c) La parenté spirituelle se forme par l’absorption au travers du baptême sacré. Les canons de l’Église universelle interdisent les mariages entre les receveurs et les parents des reçus (évidemment en cas de veuvage). Mais par la suite, les règles ecclésiastiques byzantines, fondées sur le fait que la parenté spirituelle prime sur la parenté physique, ont étendu ce lien – de manière similaire à la propriété – aux descendants du receveur et du reçu jusqu’au septième degré inclus (les enfants des deux étant considérés au troisième degré de parenté entre eux, les petits-enfants au quatrième degré, etc.). » (source : lien txt)Ainsi, les caractéristiques modernes de la formation de la parenté par le baptême permettent l’émergence de relations complexes, même parmi les personnes liées par le sang, grâce à deux mécanismes : 1. Par le mariage, qui, par le biais de la « propriété » (parenté hétérogène), unit les représentants de deux lignées en cumulant les degrés de parenté entre eux. 2. Par la parenté spirituelle, qui se forme lors du baptême, lorsque les normes canoniques étendent les liens familiaux aux descendants des receveurs et des reçus en en définissant le degré de parenté.Ces mécanismes, combinés, assurent la formation de liens familiaux supplémentaires, souvent complexes, qui viennent s’ajouter à la parenté purement de sang et permettent, dans certains cas, à ceux déjà liés par le sang d’établir des formes supplémentaires de parenté dans le cadre de l’organisation familiale et spirituelle de la société.