Harmonisation des traditions morales et du message évangélique
En observant comment, dans les textes, les paroles de Jésus font écho à l’enseignement de Gillel, nous constatons une volonté énergique d’établir une continuité entre les anciennes traditions morales et une conception radicalement nouvelle du salut. L’accent est mis sur le fait que les idéaux moraux traditionnels de l’école pharisienne se retrouvent dans les enseignements de Jésus, ce qui confère à ses paroles une crédibilité et une profondeur supplémentaires. Ce lien n’est pas fortuit : la modification du texte souligne que le message de Jésus ne rompt pas, mais synthétise plutôt les conceptions traditionnelles du bien, ce qui a sans doute renforcé sa réception par les auditeurs. Ainsi, l’inclusion de l’élément associé à la sagesse de Gillel devient un symbole de légitimation, confirmant l’autorité et la continuité d’idées familières et proches pour le public de l’époque. Ce changement dynamique dans l’interprétation des normes morales ouvre un dialogue entre différentes traditions religieuses, proposant une nouvelle vision de l’évolution de la pensée éthique et démontrant comment de vieilles vérités peuvent retrouver une résonance renouvelée à la lumière des transformations.
Quelle est la signification de la modification du texte par les évangélistes, qui utilisent la phrase attribuée à Gillel l’Ancien et intégrée dans les paroles de Jésus ?La modification du texte, au cours de laquelle les évangélistes intègrent une phrase associée au nom de Gillel l’Ancien, témoigne de l’intention de souligner le lien entre les idéaux moraux établis de l’école pharisienne et le message de Jésus. Cette inclusion permet de montrer que les idées proclamées dans les paroles de Jésus recoupent celles déjà acceptées et respectées dans une tradition plus ancienne. En particulier, on remarque qu’en témoigne le traité « Sacrifice », où il est écrit :« Dans le traité ‘Sacrifice’ il est dit : ‘Celui qui donne l’aumône en secret est supérieur à Moïse lui-même’. Les enseignements de Gillel montrent que l’idéal moral des pharisiens-gilleliens se rapprochait en grande partie de celui de l’évangile. Parfois, on trouve presque une correspondance littérale avec le Nouveau Testament… » (source : lien txt)Cette citation illustre que le principe défendu dans l’enseignement de Gillel trouve un écho dans ce qui a ensuite été transmis par les paroles de Jésus. Ainsi, la modification du texte, qui inclut la phrase de Gillel dans les paroles de Jésus, remplit plusieurs fonctions importantes :1. Elle renforce l’orientation éthique du message de Jésus en montrant que son enseignement est fondé sur des principes profondément enracinés dans la tradition religieuse de l’époque.2. Ce procédé contribue à établir une cohérence entre les textes du Nouveau Testament et les normes morales existantes, favorisant ainsi une meilleure compréhension et acceptation des paroles de Jésus par son auditoire.3. L’inclusion d’une citation célèbre, associée à la figure respectée de Gillel, sert de symbole de légitimation, confirmant l’autorité et la sagesse de celui dont les enseignements comportaient des similitudes avec la vision judéo-chrétienne de la moralité.En somme, la modification du texte n’est pas fortuite ; elle est réfléchie, visant à synthétiser et à souligner la continuité entre la morale établie de la tradition pharisienne et le nouveau message de salut apporté par Jésus. Cela renforce l’argument selon lequel les paroles de Jésus incorporaient des éléments compréhensibles et familiers à son auditoire, assurant ainsi la continuité et la cohérence de l’expérience religieuse.Citations de soutien :« Dans le traité ‘Sacrifice’ il est dit : ‘Celui qui donne l’aumône en secret est supérieur à Moïse lui-même’. Les enseignements de Gillel montrent que l’idéal moral des pharisiens-gilleliens se rapprochait en grande partie de celui de l’évangile. Parfois, on trouve presque une correspondance littérale avec le Nouveau Testament… » (source : lien txt)