La Genèse de l'Existence : Harmonie et Douleur
La naissance — c'est le moment où une étincelle d'espoir s'allume en nous, présageant la joie et le bien-être inscrits dans la nature même de l'homme. D'une part, nous naissons avec un désir intérieur de bonheur — comme si, au plus profond de notre âme, une mélodie de joie résonnait déjà, rappelant l'état primordial de l'existence. Mais d'autre part, le chemin de la vie est inévitablement jalonné d'épreuves, transformant petit à petit la douceur initiale en un flot d'amertume qui nous enseigne à surmonter les pertes et à accepter les changements. Une attention particulière mérite d'être portée à la façon dont les facteurs individuels, tels que l'ordre de naissance et le premier contact du nouveau-né avec le monde extérieur, façonnent notre personnalité, déterminant non seulement notre place dans la société mais aussi notre rapport à la joie et à la souffrance. De plus, certaines opinions soulignent que c'est précisément par le dépassement de la douleur que nous acquérons la sagesse nécessaire pour grandir spirituellement et moralement. En fin de compte, la naissance devient le point de départ d'un voyage extraordinaire, où joie et peine se mêlent pour forger l'histoire unique de chaque individu.
Y a-t-il davantage de bonheur que de peine à la naissance, et quels facteurs influencent cette perception ?La réponse à votre question s'avère multiple. D'une part, selon un certain point de vue, l'homme naît avec une inclination naturelle pour le bonheur, comme s'il portait en lui la conviction intrinsèque que la vie doit être joyeuse. Cela se confirme par l'affirmation : « L'homme naît avec une quête du bonheur, avec cette sensation instinctive que la vie se doit d'être heureuse, que si nous ne sommes pas heureux, c'est que nous n'avons pas atteint notre objectif. Cela pourrait bien être une sorte de souvenir subconscient de la vie de l'homme avant la chute. À ce propos, l'Archevêque de Prague, feu Sergius, l'a merveilleusement exprimé dans une série d'articles intitulés «Sur le Bien-Être». En évoquant la nostalgie humaine du bonheur, il note que «nous ne nous sentons malheureux que lorsque nous acceptons la domination temporaire des forces du mal comme notre véritable «moi», comme la véritable nature de notre personnalité.»» (source: lien txt) D'autre part, il existe un point de vue selon lequel la naissance ouvre la voie non seulement au bonheur, mais également à une souffrance inévitable qui accompagnera l'homme tout au long de sa vie. Ainsi, l'un des extraits relate : « Telle est l'histoire de toute âme et de toute vie. D'abord, la joie, puis des exaltations éphémères, tel une goutte de miel au bord d'un récipient. Ensuite, à chaque pas, la source de la joie s'épuise et, à sa place, se déverse un flot tumultueux de chagrin. Chacun de nous ressent que, jour après jour, son corps vieillit, que le cœur se fait de plus en plus lourd, et que supporter la vie devient une épreuve. L'homme ne pouvait retenir le bonheur pour lui seul. » (source: lien txt) Par ailleurs, les facteurs déterminant la formation individuelle de la personnalité jouent également un rôle crucial dans la perception de la naissance. Par exemple, l'ordre de naissance — qu'il s'agisse du premier, de l'enfant unique, du cadet ou du «bébé de maman» — influence la place que l'individu occupera dans la société et la manière dont il percevra sa vie. À ce sujet, il est dit : « L'ordre de naissance. Qu'il s'agisse du premier enfant, de l'enfant unique, du cadet ou du «bébé de maman» — tout cela aura par la suite son influence sur la place qu'il occupera dans la société. Sa position dans la famille, déterminée par l'ordre de naissance, peut fondamentalement modifier ou transformer son rapport à la vie, affectant ainsi la formation de sa personnalité. » (source: lien txt) Il ne faut pas non plus négliger l'importance du premier contact du nouveau-né avec le monde extérieur. Ce moment bref, mais capital, pose les bases de l'attitude future de l'individu face à la joie et à la souffrance. Ainsi, l'une des sources souligne : « Ce premier laps de temps est le plus important, car il est associé à des préparatifs mystérieux. Par conséquent, nous devons considérer non seulement les conséquences du traumatisme psychique que subit l'enfant lors de sa naissance, mais aussi la possibilité (ou l'impossibilité) de mettre en mouvement les facteurs actifs qui sont indubitablement en lui. » (source: lien txt, page: 375) Certains auteurs vont même jusqu'à avancer l'idée que la souffrance, acquise dès les premiers instants de la vie, joue un rôle dans la croissance spirituelle et morale de l'homme, affirmant : « Pourquoi sommes-nous nés dans ce monde ? Nous sommes nés pour souffrir, car c'est uniquement de cette manière que nous pouvons comprendre l'essentiel. La souffrance purifie, rend l'homme plus sage, lui enseigne et l'élève — quelle que soit la peine subie. Discutez avec une personne de trente-cinq ans — elle évoque généralement son service militaire. Ce fut difficile pour lui, il fut oppressé, il se détacha de son père et de sa mère — mais il considère cette période comme particulièrement importante dans sa vie. » (source: lien txt) Ainsi, on peut conclure que la naissance, en elle-même, n’est pas une source univoque de bonheur ou de peine. Elle amorce une existence empreinte d'espoir et de promesse de bonheur, inhérent à la nature même de l'être humain, tout en ouvrant la voie à des circonstances de vie, à des épreuves physiques et psychiques, ainsi qu'à l'influence de facteurs sociaux et familiaux (tel que l'ordre de naissance) qui mènent progressivement à l'accumulation de chagrin et de souffrance. La perception de la naissance en tant que source de bonheur ou de peine dépend donc d'un ensemble d'instincts intérieurs et de facteurs externes auxquels l'homme fait face tout au long de sa vie.