Origines Historiques de la Redistribution
L'idée de la distribution obligatoire des biens, considérés comme offerts par une puissance supérieure ou par la société, possède de profondes racines historiques et s'est développée à travers l'interaction des normes religieuses, des traditions sociales et des initiatives législatives.Le premier élément significatif de cette tradition remonte aux lois de l'Ancien Testament, où l'idée du Jubilé symbolisait l'annulation des dettes et la restitution de la terre à son propriétaire originel, reflétant la conviction que la terre appartient à Dieu et que les hommes ne sont que ses dépositaires temporaires. Par exemple, en 1656, William Espinoyl argumentait en faveur de l'annulation des dettes conformément à l'ancienne loi du Jubilé, soulignant que « la terre appartient à Dieu, et le peuple juif n'est que son locataire » (source: lien txt).Le développement ultérieur de cette idée s'est opéré sous l'influence des enseignements du christianisme primitif. Saint Basile, s'opposant à une concentration excessive de la propriété, affirmait que « posséder plus que nécessaire revient à appauvrir les pauvres, c'est du vol », soulignant ainsi que l'accumulation des biens aux dépens du bien commun contredit le dessein divin originel d'une dignité égale pour tous (source: lien txt). Ce principe se reflétait dans la pratique de la communauté primitive de Jérusalem, où les biens étaient collectivisés volontairement.De plus, dans le cadre des traditions ecclésiastiques, des usages juridiques ont été formulés en vue de la redistribution de la richesse. Ainsi, dans la société byzantine, puis en Russie, les esclaves étaient affranchis par testament et une partie déterminée des biens était consacrée à Dieu – des pratiques considérées comme une compensation pour l'injustice morale que représentait l'esclavage. Par exemple, la loi de l'empereur Constantin le Pègre (période du Xe siècle) prévoyait qu'un tiers des biens restants soit transféré à un usage spirituel, démontrant ainsi une prise de conscience précoce des devoirs envers le bien commun (source: lien txt, page: 29-30).Enfin, dans un contexte plus moderne, ces idées ont été examinées du point de vue de la justice sociale et de la critique de l'héritage des biens accumulés. Comme le notait une source, la transmission de la propriété par héritage était perçue comme un abus susceptible de saper la vérité sociale, si elle conduisait à des inégalités économiques et privait les futures générations de la possibilité de participer au progrès collectif (source: lien txt, page: -développement 1640-1643).Ainsi, la formation historique de l'idée de distribution obligatoire des biens repose sur d'anciennes normes religieuses et juridiques, les idéaux de la première communauté chrétienne et des réformes sociales visant à garantir la justice et le bien commun par le retour régulier des biens à la société ou à leurs sources spirituelles.Citations de soutien:« William Espinoyl, en 1656, appelait à l'annulation de toutes les dettes après sept ans... Le concept principal du Jubilé se résumait au fait que la terre appartient à Dieu, et que le peuple juif n'était que son locataire ; toute vente de terre était limitée par une période se terminant au prochain jubilé. » (source: lien txt)« Saint Basile disait : 'Posséder plus que nécessaire équivaut à appauvrir les pauvres, c'est du vol'. Il avait, par ailleurs, établi près de sa résidence épiscopale un vaste refuge pour les malades et les démunis... Son exemple fut suivi par la communauté primitive de Jérusalem, qui pratiquait la collectivisation volontaire des biens. » (source: lien txt)« La coutume de l'affranchissement charitable des esclaves par testament... La loi de l'empereur Constantin le Pègre, datant de la moitié du Xe siècle, ordonnait de consacrer à Dieu un tiers des biens... Ce tiers incluait tous les esclaves restants du défunt, qui étaient alors affranchis. » (source: lien txt, page: 29-30)« Si l'on permet, et il faut même que l'on empêche l'homme d'abuser de ses biens... Le socialisme reconnaît cet abus dans toute transmission de biens acquis à autrui... La chaîne continue du progrès humain repose sur une succession consciente de ses maillons. » (source: lien txt, page: -développement 1640-1643)