L’audace de transcender les doutes
En entrant dans les labyrinthes de la connaissance, nous nous heurtons souvent à des incohérences apparentes et à des illusions qui, au premier abord, semblent éloignées de la vérité. Toutefois, c’est précisément en renonçant aux postulats dogmatiques et en faisant preuve d’audace dans notre manière de penser que l’on peut amorcer un renouvellement spirituel. Dans le corps de notre réflexion, il importe de comprendre que la limitation de l’esprit humain dans la quête d’une certitude absolue ne doit pas servir de prétexte pour s’enfermer dans le scepticisme. Lorsqu’on prend conscience qu’il est impossible d’affirmer une connaissance véritable de façon inconditionnelle, une ouverture s’offre pour revisiter d’anciennes illusions. Libéré des cadres de la pensée traditionnelle, l’esprit s’ouvre alors à une relecture audacieuse et à une invitation à la foi.Cette foi n’est pas aveugle, mais elle représente plutôt un pas qui permet de mieux accepter l’incertitude, transformant ainsi les moments apparemment erronés en repères précieux pour la recherche de sens. Pour conclure, il convient de noter que c’est justement l’audace et la volonté de remettre en question des convictions établies qui offrent la chance de dépasser les limites de ce qui est familier et de se rapprocher de la vérité, nous permettant d’avancer dans la quête infinie d’un nouveau savoir.
Dans quels cas les illusions peuvent-elles se transformer en vérité ?D’après l’analyse de la littérature, les illusions peuvent se transformer en vérité lorsque l’homme renonce aux présupposés dogmatiques autosatisfaits, en particulier à la conviction que «de l’incertain ne peut émerger le certain». Autrement dit, si nous prenons conscience que l’atteinte à une certitude absolue est inéluctablement hors de portée de l’esprit humain, et qu’au lieu de demeurer dans le calme sceptique nous choisissons de faire un pas audacieux en nous tournant vers la foi et en osant, les premières illusions peuvent alors devenir le point de départ de l’acquisition de la vérité. Un tel acte de foi libère l’esprit des rigidités de la pensée conventionnelle et ouvre la voie à un renouveau intérieur, lorsque ce qui semblait être erroné ou incertain, grâce à une réévaluation courageuse et à une recherche approfondie, acquiert sens et valeur.« Pour l’esprit humain, la connaissance de la vérité, entendue comme l’acquisition d’une certitude irréfutable, est résolument inaccessible, et le seul résultat réalisable est celui du sceptique epoche, c’est-à-dire le renoncement à toute affirmation ; psychologiquement, cela ne constitue guère une ataraxie, ni « le calme profond d’un esprit ayant renoncé à toute expression », mais bien une lutte spirituelle insupportable au sein des incertitudes, « une sorte de cri philosophique inarticulé, un véritable tourment enflammé ». La seule issue réside dans la foi ; pour cela, il faut renoncer à l’hypothèse dogmatique selon laquelle « de l’incertain ne peut émerger le certain » et – oser. » (source: lien txt)