Transformation spirituelle progressive
Le point de vue chrétien sur le changement s’est toujours construit non pas sur des révolutions instantanées, mais sur une influence profonde et progressive sur l’âme des individus. Dès le début, l’enseignement laisse entrevoir que le véritable changement commence par un éveil intérieur qui se propage ensuite dans la société. La vérité inhérente à l’Évangile est destinée à pénétrer les cœurs lentement, permettant à chaque rencontre personnelle avec le divin de transformer l’individu, et, par conséquent, le monde entier.Aujourd’hui, force est de constater qu’après deux mille ans de promesses proclamées par le Christ, le monde n’a pas encore atteint une unité totale. Le christianisme existe dans une diversité de traditions, et malgré tous les efforts, son message fondamental est souvent déformé par des interprétations multiples. Cela nous rappelle que même les idées spirituelles les plus profondes nécessitent du temps et de la patience pour se concrétiser.Simultanément, un problème fondamental demeure intact : l’absence d’amour, capable d’unir et d’animer l’enseignement. La véritable transformation ne peut se réaliser que lorsque la sincérité intérieure et le souci deviennent une partie intégrante de chaque cœur. C’est précisément pour cette raison que les chrétiens doivent incarner l’amour et en être l’exemple pour le monde, même si leur chemin est semé de désaccords et d’obstacles.Ainsi, la transformation authentique de la société a toujours été et reste l’affaire d’un éveil spirituel exigeant temps et responsabilité personnelle. Plutôt que d’exiger des changements immédiats, l’enseignement invite à un effort constant et conscient, susceptible, avec le temps, de créer une véritable unité et un amour profond dans le monde.
Pourquoi les chrétiens n’ont-ils pas encore transformé le monde comme on l’attendait ?La réponse à cette question réside dans la compréhension que l’enseignement chrétien, dès ses débuts, n’avait pas pour vocation une transformation sociale immédiate, mais bien une influence graduelle sur les âmes individuelles et sur la société. D’une part, comme le souligne une source, après deux mille ans de vérités promises par le Christ, celles-ci n’ont pas trouvé leur pleine expression sous la forme d’une unité et d’une paix véritables : « Mais voilà, deux mille ans se sont écoulés, et dans le monde il n’y a ni paix ni unité. Le christianisme lui-même est divisé, certes, l’Évangile est prêché à tous les peuples, mais par différentes voix, et c’est pourquoi les croyants ne forment pas un seul troupeau… La promesse du Christ est restée inassouvie, et Sa prière n’a pas été entendue. » (source: lien txt)D’autre part, l’enseignement chrétien n’a jamais été conçu pour transformer le monde sur-le-champ, mais pour que les forces apportées par le Christ s’infusent progressivement dans la vie de la société au fur et à mesure que les individus acceptent l’Évangile. Ainsi, une autre source insiste sur le fait que : « Nous tenterons de démontrer que, dans l’Église telle qu’elle existe aujourd’hui, le christianisme demeure aussi pur que possible, accueillant l’essence divine non altérée, versée dans des récipients terrestres. Avant tout, l’enseignement chrétien est venu dans le monde non pour le transformer instantanément ; la liberté du monde et de l’homme suppose en effet que les forces introduites par le Christ se diffuseront lentement à travers le monde, au fur et à mesure que les personnes les accepteront et s’en imprégneront librement. » (source: lien txt)Un autre aspect important est le problème interne – l’absence d’amour, qui constitue la force motrice de la transformation. Une source résume cette idée ainsi : « Tout est logique, tout est en ordre, sauf une chose : l’amour. Et un monde sans amour est effrayant. C’est pourquoi nous devons, à l’instar du sel de la terre, en tant que chrétiens, manifester cet amour. Or, nous-mêmes en manquons. » (source: lien txt)Enfin, il est rappelé que l’introduction des forces spirituelles dans la vie de la société est un processus lent et progressif, qui n’implique pas une modification immédiate des formes extérieures. C’est précisément cette lenteur inévitable et la diversité dans l’acceptation de l’Évangile par différents peuples et cultures qui expliquent pourquoi la transformation du monde ne se produit pas instantanément, mais est le fruit d’un long et complexe processus d’éveil spirituel.En résumé, les chrétiens n’ont pas encore transformé le monde comme on l’attendait, parce que leur mission a toujours été orientée vers une transformation spirituelle profonde, personnelle et progressive de la société – et non vers un changement immédiat de toutes les structures extérieures et l’établissement d’une unité qui, de surcroît, doit faire face aux problèmes de division intérieure et au manque fondamental d’amour.