Préserver la Pureté du Discours Familial
En étudiant les particularités de la communication domestique, on peut remarquer que de nombreuses familles excluent consciemment des mots susceptibles de provoquer des émotions négatives ou des associations défavorables. Élevés dans une atmosphère où certains termes étaient associés à ce qui était inacceptable, les enfants apprennent non seulement à communiquer, mais aussi à forger leur propre rapport aux mots. Ce n’est pas tant une interdiction formelle qu’une assimilation profonde de normes internes, où des concepts tels que les finances, les institutions étatiques ou les statuts sociaux se retrouvent exclus de la maison et n’entrent pas dans le discours habituel.Cette approche est dictée par le désir de préserver la pureté et la précision du langage, ainsi que d’éviter les conflits et malentendus pouvant naître de termes ambigus ou controversés. Les traditions familiales et les ressentis personnels jouent un rôle considérable dans la manière dont nous percevons et utilisons les mots, reflétant les héritages culturels et émotionnels accumulés au fil des années. Ainsi, l’exclusion de certains mots devient un symbole de respect pour les traditions de communication et une aspiration à une interaction harmonieuse entre les individus.
Quels mots ou expressions sont consciemment exclus de votre lexique et qu’est-ce qui pourrait sous-tendre ce choix ?À partir des documents présentés, on peut conclure que les mots et expressions à forte connotation sociale, économique ou même culturelle, associés à des préjugés négatifs ou des tabous, sont délibérément écartés du lexique. Par exemple, l’une des sources, en évoquant l’influence des traditions familiales et des ressentis d’enfance, souligne qu’une série de termes – tels que ceux liés à la hiérarchie étatique, aux finances, ainsi qu’à divers types de relations et d’événements – n’a jamais fait partie du vocabulaire familier. L’auteur précise :"Mais cela ne nous était pas encore parvenu, ni à moi non plus. Même une série de mots autour desquels se cristallisent généralement des commérages était strictement exclue du vocabulaire familial : service, hiérarchie, ordres, récompenses, gouverneurs et ministres, argent, salaire, fiancés et fiancées, maris et femmes, naissances et décès, funérailles et mariages, prêtres et toutes sortes de termes théologiques, juifs et diverses questions nationales épineuses, etc., etc. – impossible de tout énumérer – ces notions, parmi tant d’autres, étaient, du moins dans ma conscience d’enfant, taboues. Personne ne nous interdisait formellement d’employer ces mots ni de discuter des concepts correspondants – à l’exception de seulement deux : l’argent et le salaire, considérés comme indécents de manière incontestable." (source : lien txt)De ce passage, il ressort que le refus d’utiliser ces mots n’est pas tant déterminé par une interdiction extérieure que par l’incorporation interne de normes, où certains concepts sont associés au négatif ou jugés indécents. Ce choix peut découler du désir de préserver une certaine vision de la communication appropriée, où la langue, en tant que vecteur de culture et de vécu personnel, ne doit pas être alourdie par des termes susceptibles de provoquer des ambiguïtés émotionnelles ou sociales.Une telle exclusion peut également être motivée par le souhait d’éviter des malentendus et des conflits – car chaque mot n’est pas perçu de la même manière par tous, et les mêmes termes peuvent évoquer des associations variées, qu’il conviendrait de mettre de côté dans le cadre des échanges.